La gastroplastie, qui consiste en une réduction de la taille de l'estomac par la pose d'un anneau gastrique, procure un sentiment de satiété précoce. Dans le cas de cette chirurgie, le diabète s'améliore après que la personne ait perdu du poids.
Des travaux menés chez la souris par des chercheurs français (1) permettent de l'expliquer.
Le "bypass" stimule une synthèse de glucose par l'intestin, qui perdure entre les repas. La détection de ce glucose active un signal qui est transmis au cerveau. Il se traduit par une diminution de la sensation de faim. Il améliore la sensibilité à l'insuline et le contrôle de la glycémie.
Ces travaux devraient contribuer à l'exploration de nouvelles stratégies thérapeutiques, chirurgicales ou médicamenteuses, non seulement de l'obésité, mais peut-être aussi du diabète chez l'homme, estiment les auteurs.
(1) De l'Université Claude Bernard–Lyon1, de l'Inserm, du CNRS, de l'INRA et de l'hôpital Bichat de Paris. Leurs travaux sont publiés dans la revue médicale Cell Metabolism.
Illustration: chirurgie "bypass".
PsychoMédia avec sources: CNRS, Le Nouvel Observateur.
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