Le DSM-5 (1) a introduit un nouveau diagnostic de trouble neurocognitif léger, plus souvent appelé déficit cognitif léger dans la littérature médicale.

Il s'agit d'un déficit plus important que le déclin cognitif normal dû à l'âge, mais moins sévère que la démence, appelée trouble neurocognitif majeur dans le DSM-5.

Le trouble neurocognitif léger ne compromet pas l'indépendance. Les personnes atteintes sont souvent capables d'accomplir leurs tâches quotidiennes, mais avec plus de temps et d'effort.

Ce trouble peut évoluer vers un trouble neurocognitif majeur (démence) dans lequel l'indépendance est compromise. Mais dans une proportion substantielle des cas, il évolue vers un retour à la normale.

Critères diagnostiques

Voici les critères diagnostiques du trouble neurocognitif léger :

  1. Preuves d'un déclin cognitif modeste par rapport à un niveau antérieur de fonctionnement dans un ou plusieurs domaines cognitifs (attention complexe, fonctions exécutives, apprentissage et mémorisation, langage, activités perceptivomotrices ou cognition sociale) reposant sur :

    1. une préoccupation de l'individu, d'un informant fiable, ou du clinicien concernant un léger déclin du fonctionnement cognitif ; et

    2. une altération modeste des performances cognitives, idéalement documentée par un bilan neuropsychologiques standardisé ou, à défaut, par une évaluation clinique quantifiée.

  2. Les déficits cognitifs n'interfèrent pas avec les capacités d'autonomie dans les actes du quotidien (c.-à-d., les activités instrumentales complexes de la vie quotidienne comme payer ses factures ou gérer la prise de ses médicaments sont préservées, mais un plus grand effort, des stratégies compensatoires ou un aménagement peuvent être nécessaires).

  3. Les déficits cognitifs ne doivent pas survenir exclusivement dans le contexte d'un état confusionnel (délirium).

  4. Les déficits cognitifs ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (par exemple, un trouble dépressif caractérisé, une schizophrénie).

Spécificateurs

Sous-types de démence selon la cause

La différenciation du sous-type devient souvent plus claire au stade du trouble neurocognitif majeur (démence).

Comportement

Sans perturbation du comportement
Si la perturbation cognitive n'est pas accompagnée d'une perturbation du comportement cliniquement significative.
Avec perturbation du comportement
Si la perturbation cognitive est accompagnée d'une perturbation cliniquement significative du comportement (par exemple, symptômes psychotiques, perturbation de l'humeur, agitation, apathie, ou tout autre symptôme comportemental).

Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas.

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l'American Psychiatric Association en 2013. Dans le DSM-IV (1994), ce trouble figurait dans une annexe consacrée aux troubles nécessitant plus d'études avant d'être reconnus.

Psychomédia avec source : DSM5.
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